Géométrie variable , Le clopin et le clopant du 2021 Jean PACHOT LAGARRIGUE



Communication

comme unique action ?


Communication

comme unique action

le fait se fait mythe

le faux sans défaut

le vrai qui effraie


Communication

comédie d’action

dessin sans dessein

destin sans festin

demain sans chemin


Communication

comme une addiction

toile sans étoile

rumeurs et humeurs

déni sans délit


Communication

comme indication

message dressage

langage bagage

aux marges du large


Communication

comme une effraction

règne de l’araigne

des mots sans émaux

et des mots démons


Communication

comme éducation

en songe et mensonge

en ligne et consigne

en fuite et poursuite


Communication

comme une intrication

maîtrise et mainmise

gris sage et grillage

mot guide et mots vides



Communication

comme unie fraction

en caste enkystée

fléchage et léchage

clôture et clonage


Communication

comme urtication

grattage et bourrage

griffure et enflure

idées trop bridées


Communication

comme explication

la clé assenée

livrée agréée

bonne à consommer


Communication

comme une infraction

sens unique inique

sens en contre essence

sens del’ indécence


mais parfois aussi


Communication

comme invitation

échange entre branches

égards et regards

accueil sans écueil


Communication

comme une affection

d’amour et d’humour

tendresse et caresse

reflets sans regrets


Communication

comme unie Nation

parole en corolle

alliance et vaillance

pourtour et parcours


Quand…..


Quand il n’y avait d’onde

que portées par le vent

qu’attendre une réponse

s’espérait d’un galop

que les bornes de l’Empire

ne cessaient de muter


Quand la guerre en Europe

était la loi commune

tout juste un peu de paix

pour redonner au sol

des graines d’avenir

vers de nouveaux combats


Quand d’autres continents

éprouvaient la férule

que l’on pillait leur âme

pour encenser nos gloires

que répandre nos lois

tenait lieu de credo


Quand l’élan des ogives

aux cimes de la foi

harnachait des croisés

avides de pourfendre

les armées d’infidèles

attaquant des lieux ceints


Quand sablonnait l’été

en vagues nonchalantes

qu’on avançait sans but

autre que de bien être

dansant sur des volcans

que l’on croyait éteints


Mais on ne choisit pas,

ne choisit pas son quand

les aiguilles du quand

ne jouent pas leurs quand quand

les agendas d’antan

c’était un autre temps




Faible parade


Fade façade

façade lisse

visible elllipse

risible éclipse

rien ne s’efface

rien ne s’effrite


un autre espace

et chose écrite

en même place

et source intacte

encre complice

des mots saveurs

des mots rivières

des mots reflets


Façade aubade

façade libre

périple d’images

de francs sourires


Face sans farce

revoir nos fils

tissant nos phrases

en trame intime


Eveil de neige

un nouveau monde

roulant sa ronde

dite à deux voix


Pavillon d’antan


Dans la cité du Gâtinais

rue principale il y avait

jadis réparateur d’horloges

un ermite tenant échoppe

Sa vitrine indéfinissable

n’offrait plus rien de désirable


Au temps des frénésies marchandes

et des façades rutilantes

son havre n’était que poussière

et n’avait plus que des arrières

Partaient un à un ses clients

il n’était plus maître du temps

mais laissait filer les aiguilles

sur un antique gramophone

au gigantesque pavillon.

Il en sortait des airs d’antan

venus de quelque entre deux guerres

Des sillons loin d’être micros

émanaient romance ou jazz band

et quand le rythme fléchissait

le gardien à ses vieilleries

redonnait nouvelle impulsion

d’un preste coup de manivelle

et reprenait alors son souffle

l’homme gouailleur au canotier

ou quelque comique troupier

se lamentant d’être patraque

À l’humble artisan boutiquier

qui avait relégué son âge

nous apportions notre jeunesse

curieuse de ces temps curieux

quand la menace des orages

avait requis brin de folie.


Mais viendrait le temps d’un adieu

À la caverne où s’écoulait

les sons de « La voix de son maître »

succédaient servis dans la glace

les produits d’une mer lointaine

récents invités dans les terres

de la Beauce et du Gâtinais

aux maigres viviers de rivières

Pithiviers années 50

il s’appelait Aurousseau je crois









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