Contes

 D'après wikipédia 

Comme les titres des contes varient d'un pays à l'autre, chaque type de conte reçoit un numéro (par exemple, Le Petit Chaperon rouge est identifié par tous les folkloristes comme le « AT 333 »).

La classification Aarne-Thompson (AT), devenue internationale, distingue quatre grandes catégories dans les 2 340 contes-types répertoriés :

  • les contes d'animaux (« Animal Tales »), c'est-à-dire ayant des animaux pour principaux protagonistes (1 à 299) ;

  • les contes « ordinaires » (« Ordinary Folktales », 300 à 1199), subdivisés en :

  1. contes merveilleux,

  2. contes religieux, 

  3. contes étiologiques

  4. contes-nouvelles,

  5. contes de l'ogre dupé ;

  • les contes facétieux (« Jokes and Anecdotes », 1200 à 1999) ;

  • les contes à formules (« Formula Tales »), où une phrase est répétée d'un bout à l'autre par le personnage principal et qui souvent n'ont pas de fin (2000 à 2340).

On trouve enfin dans cette classification la rubrique des contes non répertoriés (« Unclassified Tales », 2400-2499). Dans les quatre catégories précédemment citées, certaines « cotes » ne sont par ailleurs accompagnées d'aucun titre, la place restant libre pour insérer d'autres contes encore à collecter.

le conte primé lors du concours organisé par les arts et les lettres "la symphonie du bonheur est un conte initiatique écrit à partir d'un conte traditionnel soufi.

La symphonie du bonheur

Isabel Lavarec

 

J’ai écrit ce conte initiatique à la mémoire de mon père qui a bercé mon enfance de ces histoires.

Ali, le jeune saharien, héros de mon récit, ne voudrait plus voir sa grand-mère triste. On lui parle de bonheur. Le bonheur ? C’est quoi ? Où le trouver ?

Une quête avec des obstacles à franchir s’ensuit et au bout la recette du bonheur pour lui, sa grand-mère et tout le village.

La symphonie du bonheur

Isabel Lavarec

 

Il était une fois ou il n’était pas, un jeune garçon qui s’appelait Ali mais que l’on surnommait l’Ingénu parce qu’il savait parler aux étoiles. Il habitait chez sa grand-mère dans une tente plantée sur la rive d’un oued sec. Tous les jours il arpentait les dunes, attendant patiemment la tombée de la nuit.

En ce temps-là, les plaisirs étaient simples. Les gens s’asseyaient au sommet de la dune, contemplaient le coucher de soleil, puis, à tour de rôle, racontaient des histoires jusque tard dans le soir. D’habitude, Ali les écoutait avec délices et sitôt la soirée finie, il dévalait la colline de sable doré, aussi léger qu’un djinn bienfaisant.

Mais cette nuit-là, il semblait préoccupé. Avec une certaine nostalgie, Salem le sage avait prononcé de drôles de paroles « quand y’a le bonheur, tout va. » Aussitôt, ne sachant pas pourquoi, ces mots insolites se mirent à tourner dans sa tête. Comme une ritournelle qu’on ne peut arrêter.

-  Quand y’a le bonheur, tout va. Si tout va… grand-mère s’arrêterait de pleurer et ne serait plus triste …  Quand y’a le bonheur, tout va, il me faut ce bonheur ! Je dois pouvoir le trouver…mais où ? ça doit s’acheter… où ? Je n’ai pas d’argent pour le payer… je pourrais négocier…

Machinalement, il leva la tête pour confier sa tristesse à Cassiopée, son étoile préférée. Elle avait disparu ! Pris de panique, il chercha la lune.

Sur une mauvaise piste, il lui tournait le dos. Rebroussant chemin, il retrouva ses repères en apercevant au loin un grand triangle sombre.

- Cassiopée dis-moi, c’est quoi le bonheur ?

Et la ritournelle se remit à tinter.

 La masse noire, triangulaire, du fond de la vallée, se transformait peu à peu en tente. Le voilà arrivé. Il passa sans faire de bruit, à côté de Mam couchée sur sa natte. Le frugal repas terminé, il s’assit près de la vieille dame qui, comme toujours, pleurait en sourdine.

 Il sourit aux étoiles, discuta un petit moment et avec leur accord lança :

- Mam, le bonheur, tu connais ?

- Il habite au village ?

- J’sais pas.

La grand-mère se tourna, regarda longuement le firmament puis inspirée murmura.

- Fils, va voir le hadj Mansour. Il doit savoir.

Ali suivit le conseil et le lendemain se rendit chez le hadj.

Après une longue et interminable discussion de bienvenue, le garçon put enfin poser sa question :

- C’est quoi le bonheur ?

- Le bonheur ? répondit Mansour… Comment t’expliquer ? Euh… Ah… Non … mais … Oui… Je sais … voilà… tu connais le village à la place ronde ?

- J’en ai entendu parler, mais je n’y suis jamais allé… C’est celui qui se trouve au pied de la troisième colline ?

- Exact, affirma le hadj. C’est loin, loin d’ici. C’est là où y-a la source vive, des arbres, des fleurs et des oiseaux qui chantent… qui chantent même la nuit…Tu verras… c’est merveilleux ! Au milieu de ce village, y’a un cercle où se trouvent trois petites boutiques qui se tiennent par la main… tu les reconnaitras facilement…va voir les marchands de ma part…ils te diront.

Sac en bandoulière Ali partit aussitôt.

.....

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